Bild © Markus Moser / wildenachbarn.ch BiologieHomme & AnimalConseilsGalerie Biologie Nocturne, le Crapaud calamite recherche constamment, d’avril à l’été, de nouveaux habitats pionniers comprenant des mares peu profondes adaptées à la reproduction. Dans des conditions extrêmes, le développement des larves ne dure que 3 à 4 semaines. Peu compétitif, il est souvent présent en compagnie du Sonneur à ventre jaune. Le Crapaud calamite recherche des milieux ouverts, secs et chauds, sablonneux ou graveleux, avec le moins possible de végétation. Pendant la période de reproduction (avril-mai), ses appels, un « err err err » métallique et sonore, peuvent être entendus à plusieurs kilomètres. Les cordons d’œufs déposés au fond de l’eau mesurent plus d’un mètre de long et contiennent plusieurs milliers d’œufs, généralement disposés en une seule rangée. L’intensification de l’agriculture, le drainage, la remise en culture des terres en friche, la destruction des zones alluviales et la disparition de la dynamique naturelle des plaines alluviales fluviales sont autant de facteurs responsables de son fort déclin. Signes distinctifs Couleur crème avec une marbrure olive à brune, peau verruqueuse, ligne dorsale jaune. Pattes arrière très courtes, ce qui lui confère une démarche rampante semblable à celle d’une souris. Iris jaune-vert, pupille horizontale. Mâle doté d’un grand sac vocal situé sous la gorge. Appartient à crapauds Physique 5-7 cm Confusions possibles Le Crapaud commun est plus grand que le Crapaud calamite et possède des pattes arrière plus longues. Contrairement au Crapaud commun, le Crapaud calamite présente une ligne dorsale claire caractéristique ainsi qu’un motif de taches sur la partie supérieure du corps. Degré de menace En danger Période d’activité Mi-mars – fin octobre Habitat Habitats pionniers dynamiques le long des cours d’eau ; aujourd’hui principalement dans divers types de zones humides temporaires, de mares peu profondes bien exposées au soleil, de flaques et d’ornières. Le texte sur la biologie a été repris du livre Stadtfauna avec l'aimable autorisation de la maison d'édition Haupt. Homme & animal Menaces Perte des habitats : Le Crapaud calamite souffre particulièrement de la perte de ses habitats, car ceux-ci sont très instables et doivent aujourd’hui être maintenus artificiellement dans le paysage. Ces habitats discrets ne sont souvent pas identifiés comme tels et sont remblayés ou drainés.Herbicides et pesticides : En raison de leur peau fine et très perméable, les amphibiens sont particulièrement sensibles aux pesticides et aux herbicides. Mesures de soutien Protéger et favoriser les plans d’eau de reproduction discrets Les Crapauds calamites sont fortement dépendants des eaux peu profondes et temporaires, qui sont malheureusement devenues rares. Aujourd’hui, les plus grandes populations vivent dans les gravières, les sablières et les glaisières. Il est donc très important de ne pas remblayer les gravières désaffectées. Les sols et les talus des gravières doivent être régulièrement remaniés afin d’éviter qu’ils ne se végétalisent. Pour protéger ces sites de reproduction, vous pouvez participer à des projets locaux visant à créer de nouveaux plans d’eau de reproduction ou soutenir financièrement de tels projets. En milieu urbain, les Crapauds calamites peuvent être favorisés par l’aménagement de bassins en béton peu profonds à proximité de parkings aménagés de manière proche de la nature.Engagez-vous auprès de votre commune afin que les populations de Crapauds calamites soient protégées en conséquence et que leurs habitats soient aménagés de manière adaptée. Conseils Des pionniers bruyants Le Crapaud calamite est une espèce pionnière qui colonise rapidement de nouveaux habitats. Aujourd’hui, ses sites de reproduction privilégiés se trouvent principalement dans les gravières, les sablières ou les glaisières, ainsi que dans les carrières, sur les terrains militaires, les chantiers et les décharges. Sur ces sites, on peut entendre les mâles chanter d’avril à juillet (avec un pic à la fin avril et en mai) ; leurs appels puissants sont audibles à plusieurs centaines de mètres. Observer les œufs et les larves Lors de l’accouplement, les cordons d’œufs sont déposés au fond de la mare. Comme les plans d’eau de reproduction sont peu profonds et se réchauffent donc rapidement, on peut bientôt y observer les tout petits têtards d’un noir profond. Lorsque la mare risque de s’assécher, les têtards creusent autour d’eux une petite dépression dans le sable, dans laquelle l’eau reste plus longtemps, leur permettant ainsi de gagner encore quelques jours précieux. © DavidDelon / WikiCommons Accouplement de Crapauds calamites : la position dans laquelle le mâle enlace la femelle est également appelée « amplexus ». © Anouk Taucher / swild.ch Les têtards de Crapaud calamite ont une coloration sombre caractéristique et creusent de petites dépressions dans le fond sablonneux. empreintes