Bild © Martin Goebel / stadtwildtiere.ch BiologieHomme & AnimalConseilsGalerie Biologie Espèce terrestre et nocturne, le Crapaud accoucheur fréquente volontiers les zones d’éboulis et les murs en pierres. En raison de son chant ressemblant à celui d’une cloche, il est également appelé « grenouille clochette ». Les sexes sont difficiles à distinguer, car les femelles peuvent elles aussi émettre de faibles appels. Lors de la période de reproduction terrestre (d’avril à août), le mâle enroule les cordons d’œufs autour de ses articulations des talons postérieurs, comme une chaîne de perles, puis les porte avec lui pendant 3 à 7 semaines. Lorsque les larves sont prêtes à éclore, le mâle les dépose dans un site aquatique approprié. Les larves tardives passent souvent l’hiver dans des eaux plus fraîches et peuvent ainsi atteindre 7 à 9 cm au printemps suivant. Les Crapauds accoucheurs se nourrissent d’insectes, d’araignées et d’autres petits invertébrés. Ils passent souvent l’hiver dans leurs abris estivaux. Signes distinctifs Corps trapu, grisâtre à brun grisâtre. Nombreuses petites verrues, avec une rangée de verrues bien visible sur les côtés, derrière les yeux et jusque sur les flancs. Iris blanc doré avec une pupille verticale. Appartient à crapauds Physique 3.5-5 cm Confusions possibles Le Crapaud accoucheur peut être confondu avec le Crapaud commun, qui est toutefois nettement plus grand, possède une pupille horizontale et chante dans l’eau. Contrairement au Crapaud accoucheur, le Sonneur à ventre jaune a un ventre nettement marqué de jaune et de gris, ainsi qu’une pupille en forme de goutte ou de cœur inversé. Degré de menace Vulnérable Période d’activité Début mars – fin octobre Habitat Forêts, gravières et carrières à proximité des forêts, zones de ruisseaux plus ensoleillées avec pentes abruptes et zones d’éboulis, berges de cours d’eau à faible courant, ainsi que mares et étangs. Le texte sur la biologie a été repris du livre Stadtfauna avec l'aimable autorisation de la maison d'édition Haupt. Homme & animal Menaces Au cours des vingt dernières années, les populations de Crapauds accoucheurs en Suisse ont diminué de près de 50 %. Plusieurs facteurs sont en cause :Perte des plans d’eau de reproduction : Comme tous les amphibiens, le Crapaud accoucheur souffre de l’assèchement et de la mise sous tuyau des cours d’eau et des zones humides.Herbicides et pesticides : En raison de leur peau fine et très perméable, les amphibiens sont particulièrement sensibles aux pesticides et aux herbicides.Perte des habitats terrestres proches des plans d’eau : La rectification des cours d’eau est particulièrement dommageable pour le Crapaud accoucheur, car les surfaces sableuses des zones inondables constituent un habitat important pour cette espèce. Par ailleurs, les murs en pierres et les tas de bois sont de plus en plus remplacés par des murs en béton et des clôtures en grillage, qui n’offrent pas de possibilités de refuge aux amphibiens.Maladie fongique, la chytridiomycose : Cette maladie fongique a été découverte pour la première fois en 1998 en Amérique centrale et en Australie. Depuis, elle s’est rapidement propagée et est considérée dans le monde entier comme l’une des causes des mortalités massives d’amphibiens. L’origine du champignon n’est pas encore définitivement établie et sa propagation rapide est préoccupante. Le commerce mondial des amphibiens constitue une cause importante de cette propagation. Il est donc essentiel de ne jamais relâcher d’animaux d’aquarium dans la nature et de ne pas utiliser en milieu naturel les épuisettes et autres filets ayant servi dans des aquariums.C’est pourquoi il ne faut déplacer aucun amphibien, y compris les Crapauds accoucheurs. Mesures de soutien Préserver et favoriser les habitats Le Crapaud accoucheur a des exigences très spécifiques en matière d’habitat. C’est pourquoi la recolonisation de sites appropriés est rare chez cette espèce. Il est donc particulièrement important de protéger les plans d’eau stagnants, exempts de poissons, servant à la reproduction, ainsi que les habitats terrestres environnants. De grandes populations de Crapauds accoucheurs se sont notamment développées dans des gravières ou des carrières. Il est essentiel d’en tenir compte lors de l’entretien de ces sites et de protéger ces populations. Comme les Crapauds accoucheurs passent la majeure partie de l’année à terre, il est possible de favoriser leur présence en aménageant des structures en pierres, en sable et en bois qui leur offrent des possibilités de refuge. Ces structures doivent être protégées contre l’embroussaillement. Crapauds accoucheurs dans son propre jardin Si vous avez la chance d’accueillir des Crapauds accoucheurs dans votre jardin, il est important de préserver et de protéger cette population. Le Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles de Suisse (karch) propose de nombreuses informations ainsi que des conseils spécialisés à ce sujet. Conseils Le « Crapaud clochette » ou « Crapaud sonneur » Le Crapaud accoucheur mène une vie discrète et cachée. Lors des chaudes soirées de printemps ou d’été, on peut toutefois entendre occasionnellement son doux « tintement de cloche ». Ces vocalises lui ont valu les surnoms de « Crapaud clochette » ou « Crapaud sonneur ». Le Crapaud accoucheur fréquente des milieux très variés, généralement des points d’eau permanents. On le trouve également dans les mares et les étangs, et il utilise volontiers les bassins d’incendie des villages comme habitats pour ses larves. Il arrive que les têtards du Crapaud accoucheur passent l’hiver dans l’eau. Ils peuvent alors atteindre une taille étonnante de 9 cm. Pour la reproduction et comme habitat estival, le Crapaud accoucheur privilégie les structures ensoleillées situées à proximité de l’eau et présentant un sol sablonneux, telles que les murs en pierres ou les tas de pierres. Il peut aussi s’installer dans une plate-bande de jardin, où il creuse des galeries pour se cacher. © Gilles San Martin / WikiCommons Mâle adulte de Crapaud accoucheur © Armando Caldas / flickr.com Têtard de Crapaud accoucheur peu avant sa métamorphose