Bild © Sylvia Marchart / stadtwildtiere.at BiologieHomme & AnimalConseilsGalerie Biologie La Cistude d’Europe est très fortement liée au milieu aquatique ; elle passe même l’hiver dans l’eau. L’accouplement, qui a lieu en avril-mai ou en automne, se déroule également dans l’eau. Lorsque les femelles ont trouvé un site de ponte approprié, sec et chaud, qui peut se situer à plus d’un kilomètre du plan d’eau, elles pondent généralement 12 à 16 œufs (23 au maximum). La température ambiante des œufs détermine la proportion de femelles et de mâles qui se développent. Lorsque la température moyenne dépasse 28,5 °C, ce sont majoritairement des femelles qui éclosent ; en dessous de cette température, davantage de mâles voient le jour. Les jeunes tortues éclosent généralement en septembre. Si les températures estivales ne sont pas suffisamment élevées pour permettre l’incubation, les nouveau-nés passent l’hiver dans la cavité où ils sont nés et ne rejoignent un plan d’eau approprié que l’année suivante. Les jeunes se nourrissent principalement d’invertébrés. Les adultes consomment surtout des escargots, des insectes aquatiques, des amphibiens et leurs larves, ainsi que, dans une moindre mesure, des plantes aquatiques. Signes distinctifs Carapace brun rouille à brun olive, ornée de points ou de taches jaunes ; tête, cou, membres et queue foncés, avec des taches et des lignes jaunes. Appartient à tortues Physique Mâle jusqu’à 14 cm ; femelle jusqu’à 16 cm. Confusions possibles La Cistude d’Europe peut être confondue avec des tortues aquatiques d’autres régions, introduites dans la nature après avoir été relâchées ou s’être échappées, comme la Tortue de Floride à tempes rouges, originaire d’Amérique du Nord. Cette dernière peut atteindre une taille supérieure et possède une tache rouge caractéristique au niveau des tempes. Contrairement à la Tortue de Floride à tempes rouges, la Cistude d’Europe présente des points jaunes sur la tête et le cou et possède souvent une carapace plus foncée. Degré de menace En danger critique d'extinction Période d’activité Diurne et crépusculaire ; mars-octobre Habitat Eaux stagnantes riches en végétation aquatique : étangs, lacs, canaux à courant faible ou nul, deltas de rivières ou bras morts. Homme & animal Menaces Destruction de l’habitat : Pour la Cistude d’Europe, le principal problème réside dans la difficulté d’accès aux sites de ponte appropriés (barrières et circulation routière), ainsi que dans le manque de zones humides suffisamment vastes, sans pêche (risque de blessures causées par les hameçons), et présentant une température de l’eau adéquate.Concurrence : Le lâcher illégal d’espèces étrangères, comme la Tortue de Floride à tempes rouges, augmente la pression concurrentielle sur les Cistudes d’Europe.Prédateurs : Les espèces généralistes dont les populations augmentent, telles que les sangliers, les renards, les blaireaux, les martres, les corneilles et les goélands cendrés, comptent parmi les principaux prédateurs de la Cistude d’Europe et de ses pontes. Dans l’eau, certaines espèces de poissons, notamment le silure et le brochet, représentent une menace pour les jeunes. Mesures de soutien Statut de protection La Cistude d’Europe est intégralement protégée en Suisse. Il est interdit de la capturer ou de la relâcher dans la nature. Les espèces exotiques, comme la Tortue de Floride à tempes rouges originaire d’Amérique du Nord, ne doivent en aucun cas être relâchées dans les eaux indigènes, car elles peuvent entrer en concurrence avec les Cistudes d’Europe indigènes. Espèce indicatrice La Cistude d’Europe est très sensible aux perturbations de son habitat. Elle peut donc être considérée comme une « espèce indicatrice », dont la présence renseigne sur l’état de la connexion entre les zones humides et leur environnement.Dans la Liste rouge de Suisse de 1982, la Cistude d’Europe était considérée comme éteinte, jusqu’à ce que des individus soient redécouverts près de vingt ans plus tard. Il était alors possible qu’ils appartiennent encore à la population indigène. Des études génétiques ont toutefois montré qu’il est très probable qu’il ne subsiste plus en Suisse de Cistudes d’origine indigène.Pour favoriser la Cistude d’Europe, il est essentiel de préserver ses habitats (zones humides) ainsi que ses sites de ponte. La mise en réseau de ces deux types d’habitats revêt une importance particulière. Conseils La rare tortue indigène La Cistude d’Europe préfère les eaux calmes et riches en végétation. Il peut s’agir d’étangs, de lacs, de deltas de rivières ou encore de bras morts. Mais les sites de ponte sont tout aussi importants pour ces tortues. Elles ont besoin, à proximité des zones humides, de sites secs, chauds et à l’abri des inondations, tels que des prairies maigres, des talus ou des buttes de sable pauvres en végétation. Bain de soleil La Cistude d’Europe passe l’hiver sous l’eau, de préférence dans des endroits abrités où l’eau est suffisamment oxygénée. Au début de l’été, c’est lors des bains de soleil qu’il est le plus facile d’observer les tortues : c’est à cette période qu’elles ont le plus besoin de soleil et qu’elles s’installent sur un tronc flottant, une branche émergeant de l’eau ou des amas de plantes aquatiques, des digues ou des talus.Au cœur de l’été, lorsque les températures sont très élevées, elles préfèrent nager à la surface de l’eau ou recherchent des endroits à mi-ombre pour faire sécher leur carapace. Ce séchage permet d’éviter le développement de champignons et d’algues sur la carapace. © Mkutzli / WikiCommons Cistudes d’Europe lors de l’accouplement. © CommonismNow / WikiCommons Jeune Cistude d’Europe. © Bizarria / WikiCommons Les Cistudes d’Europe apprécient les eaux chaudes et riches en végétation.